Le temps du retour

(Code: LIVtempsduretour)

Envoyer à un ami
19,07 EUR
Ajouter au Panier
Le temps du retourAuteur : Olivier Rafowicz
Format : 15x23.5 cm
Pages : 256 Pages
Reliure : Broché
Edition : FAVRE


Confessions. Avec le « Temps du Retour », Olivier Rafowicz signe un premier ouvrage fiévreux, entre l’autobiographie et le document.

« Le Temps du Retour » est un ouvrage qu’on n’attendait pas. Ou plutôt, c’est son auteur, ancien porte-parole de Tsahal auprès de la presse étrangère devenu directeur du département de l’Alyah de l’Agence juive à Paris, qu’on n’imaginait pas s’essayer à l’exercice de l’écriture. Pourtant, le résultat est surprenant. D’une certaine manière, le style, aussi, devient intéressant. Pas de paragraphes, uniquement des phrases courtes, progressivement, le style « carnet de bord » impose une ambiance haletante. Certes, la journaliste Sandrine Sebbane a activement participé à l’écriture. Mais on reconnaît la plume de l’auteur, assurément nerveuse mais contenue.
Le récit, construit à partir de séquences, s’ouvre sur des souvenirs d’enfance. Une enfance ashkénaze hantée par l’hydre de la Shoah : « Lorsque l’on est un enfant juif ashkénaze né dix-sept ans après la Shoah, il faut au moins dix ans pour intérioriser le fait qu’être dans le monde des vivants provient du miracle ». Vient ensuite la formation des convictions, celle d’appartenir au peuple juif, et des engagements, celle du départ. À 18 ans, « fou de rage et de colère » après une manifestation du GUD à Assas, Olivier le sioniste quitte la France pour la mère des mères, la Terre sainte.
C’est à ce moment que le témoignage s’enflamme. Tsahal, terrorisme, Intifada, bombes humaines, désinformation, barrière de sécurité, l’auteur retrouve l’uniforme militaire qu’il n’a au fond jamais quitté, pour expliquer, avant de fustiger, les inepties qui ont sali l’image et le peuple du « titan d’influence sur le monde » : Israël. C’est là que repose l’intérêt de l’ouvrage. Il tient en des anecdotes inédites vécues par l’auteur pendant ses années d’exercice. De réparties hallucinantes de journalistes étrangers couvrant le conflit, en réactions enfantines émanant de suicidaires interceptés avant de commettre l’indicible, on entre avec stupeur dans les coulisses d’une sale guerre, non conventionnelle tant les attaques sont complexes et protéiformes.
On apprend enfin comment la vive voix de l’Alyah depuis trois ans a frôlé le pire sur une route aux abords du Sud Liban, prise d’assaut par un groupe du Hezbollah. Attentat dans lequel le journaliste de Kol Israël Ilan Rohe a, lui, trouvé la mort.
À tout bien réfléchir, c’est un homme qu’on a l’impression de découvrir.